Turcot: le gouvernement du Québec doit s'asseoir avec la Ville de Montréal
Après avoir pris connaissance du projet présenté hier par la Ville de Montréal pour la reconstruction de l’échangeur Turcot, le député de Verchères et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, estime que le gouvernement du Québec a l’obligation de s’asseoir avec la Ville de Montréal pour analyser sérieusement ce projet qui s'inscrit dans une perspective de développement durable.
« À nos yeux, ce projet semble répondre aux nombreuses objections et recommandations formulées par les groupes, spécialistes et citoyens qui se sont exprimés lors des audiences du BAPE portant sur le projet initial du ministère des Transports. Pour la plupart, ces interventions réclamaient un projet d'infrastructure routière en milieu urbain digne du 21e siècle, novateur et respectueux de l’environnement et de la santé publique. Il est temps de se mettre au travail sur cette base et il faut saluer la Ville de Montréal pour avoir su présenter un projet porteur suscitant l'enthousiasme et une large adhésion », a déclaré Stéphane Bergeron.
Pour le Parti Québécois, le fait que ce projet permette d’éviter les expropriations, améliore la santé et la qualité de vie dans le quartier Sud-Ouest et contribue à réduire le bilan québécois d’émissions de gaz à effet de serre (GES), mérite que le gouvernement y accorde toute l’attention nécessaire. En ce sens, les ministres de la Santé, Yves Bolduc, et de l’Environnement, Line Beauchamp, sont interpellés.
« Le projet initial présenté par le MTQ propose d’augmenter le nombre de voitures en circulation, plutôt que de privilégier le transport collectif. L’effet sera direct et les GES augmenteront. Plutôt que d’investir dans un projet de santé publique, on crée les conditions idéales pour qu’il y ait plus de maladies avec plus de smog, d’asthme, de bronchites. Rapidement, le ministre Bolduc doit réaliser cet état de fait, se saisir de l’avis de la Santé publique avant qu’il ne soit trop tard », a ajouté le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière de santé, Bernard Drainville.
« Ce dont on parle ici n'est pas simplement un projet de transport, il s'agit d'un ouvrage stratégique et névralgique qui aura des répercussions sur la qualité de l'air, l'environnement, la santé des milliers de Montréalais. On ne peut pas espérer devenir un leader de l'économie verte en continuant à perpétuer une vision dépassée. Avec le projet actuel du gouvernement libéral, on se marginalise; partout dans le monde, plus personne ne fait plus ce genre d'erreur », estime de son côté le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay.


